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 des divoces parties

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MessageSujet: des divoces parties   Sam 6 Jan - 0:13

Alors qu’en France, près d’un mariage sur deux se solde aujourd’hui par une rupture, les fêtes de séparation commencent à faire leur apparition. Parodies de nos traditionnelles noces, elles s’inspirent d’une nouvelle habitude américaine qui génère un véritable business.

Paru le 11.12.2006, par Caroline Sallé

Autre temps, autres moeurs. Si, jusqu’à présent, on enterrait sa vie de jeune fille ou de garçon avant de se marier, on n’oublie plus désormais de la déterrer après une séparation. Ainsi, il y a quelques semaines, les amis d’Isabelle ont-ils eu la surprise de recevoir un faire-part… de divorce. Le bristol, tout ce qu’il y a de plus officiel, les conviait à venir célébrer le « joyeux » évènement dans une salle de réception parisienne.

Le jour dit, vêtue d’une robe rouge sexy, la consultante en communication de 42 ans prononçait ses voeux de rupture entourée d’une trentaine d’amis et de sa famille. Durant cette cérémonie de démariage, Isabel passera devant un faux maire, promettra de ne plus refaire les mêmes erreurs, signera un registre pour attester de sa liberté retrouvée avant de se voir remettre un certificat de « divorcée réjouie ». Elle n’omettra pas non plus de lancer son bouquet afin de désigner la prochaine mariée. Et, bien sûr, dansera jusqu’au bout de la nuit avec ses proches.

Paradoxal de vouloir fêter un évènement aussi douloureux ? Pas pour l’intéressée en tout cas. « Après dix-sept ans de vie commune, mon divorce a été extrêmement difficile et je souhaitais marquer de manière solennelle la fin de cette pénible étape, raconte-t-elle. Pour cela, il me fallait une mise en scène symbolique, qui reste néanmoins légère. La veille, j’ai beaucoup pleuré et très peu dormi, j’avais le trac. Mais finalement, affirmer devant témoins ma détermination à vouloir tourner la page m’a permis d’avancer. Maintenant, je me sens prête à aimer à nouveau », confie cette pétulante blonde, qui n’a pas souhaité que sa fille de 14 ans assiste aux réjouissances. « Cette cérémonie est une affaire entre adultes consentants. Pour un enfant, un divorce est toujours une épreuve dont la gravité ne doit pas être prise à la légère. »

Détail qui a son importance, Isabelle a tenu à payer cette céré­monie, « un peu comme je l’aurais fait pour une séance chez le psy ». Au lieu de se contenter d’un simple diner entre copines ou d’inventer elle-même sa propre soirée, elle a donc volontairement choisi de faire appel à une toute nouvelle agence d’événementiel spécialisée dans les fêtes de rupture, la Wedding Out Factory. « Attention, nous ne cherchons pas à magnifier le divorce, préviennent Rebecca Hazan et Julie Vincent, ses deux créatrices. Ça reste toujours un échec qui laisse un gout amer. Il s’agit plutôt de le dédramatiser et de passer ce cap dans la bonne humeur et sans rancoeur. Après tout, pourquoi ne pas marquer cet épisode, de plus en plus familier, par une célébration ? », plaident les deux femmes.

Outre-Atlantique, le concept se répand avec succès depuis quelques années en beaucoup plus déluré cette fois. Là-bas, le nombre des « divorce party » explose, chez les célébrités comme chez les simples anonymes. Sur fond de chansons telles I will survive de Gloria Gaynor, Go Your Own Way de Fleetwood Mac ou encore The Thrill Is Gone de B.B. King, les ex rassemblent leurs amis pour de grandes fiestas bien arrosées, au cours desquelles ils brulent souvenirs, photos, voire costumes et robes de mariée… Prenant souvent la forme d’un exutoire, ces « soirées hybrides à mi-chemin entre enterrement de vie de jeunes gens et bacchanales con juratoires », dixit le New York Times, possèdent leurs propres codes et « gadgets ». Parfois d’ailleurs d’un gout douteux, à l’image de ces poupées vaudou représentant l’ex-femme ou l’ex-mari, que le _just divorced _ transperce puérilement d’aiguilles.
« Joyeux divorcé »

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les professionnels, eux, se frottent les mains car le business est bel et bien ­juteux. Là-bas, on peut, au choix, faire appel à des divorce planer chargés d’organiser des ­soirées sur-mesure, feuilleter des guides pratiques pour réussir sa fête ou encore se procurer des kits spéciaux avec assiettes en carton siglées « libre à nouveau », ballon affichant un « joyeux divorcé » et serviettes clamant No Men ? Amen !. À New York, une célèbre pâtissière s’est même mise à ­confectionner des pièces « démontées », coupées en deux en leur milieu ou bien encore ­surmontée d’une métaphorique cage à oiseaux grande ouverte. Mieux ou pire : les listes de cadeaux de rupture, qui vont du grille-pain à l’écran plat en passant par les kits de survie du célibataire et autres polochons à bras pour se blottir. « C’est un moment où l’on a besoin de réconfort », explique Pete Siegel, fondateur du site theytookeverything.com qui propose justement des présents pour divorcé. À quand des voyages de « lune de fiel » ?

Chez nous, exception culturelle aidant, ces rites anglo-saxons restent encore balbutiants et surtout nettement édulcorés. À savoir, expurgés de leur aspect rancunier et revanchard. Personne ne s’en plaindra. Mais ne nous y trompons pas cependant. Version douce ou version dure, même combat : dans un cas comme dans l’autre, on n’échappe pas à l’injonction de performance. Celui qui rate son mariage est maintenant tenu, au minimum, de réussir son divorce. En somme, de réussir son échec. Des effets négatifs de la « positive attitude » Bref, le plus sage serait peut-être de suivre l’avis de la reine de l’étiquette outre-Atlantique, Peggy Post. Même si l’experte a complété la 17e édition de son guide des bonnes manières par un chapitre sur la conduite à tenir lors d’une divorce party, elle le déclarait tout net au New York Times : faites l’impasse !
Robert Neuburger : « Un nouveau rituel de passage »

Thérapeute de couple et de famille, psychiatre, ­psychanalyste, Robert Neuburger a notamment publié fin 2004 aux éditions Payot On arrête ? On continue ? Faire son bilan de couple.

Qu’est-ce que traduisent ces nouvelles fêtes de rupture ?

Qu’il y a une vie après le ­divorce. Cet évènement est désormais considéré comme normal. Il devient un simple accident de parcours dans l’existence, alors que pendant très longtemps il a été synonyme de honte. Pour autant, ça ne le banalise pas.

De telles célébrations de divorce sont-elles futiles ou utiles ?

Se donner autant de peine n’est jamais futile. Après une ­­rupture, signifier aux autres que l’on existe toujours, que l’on veut maintenir le lien avec eux ou le renouer en tant qu’individu et non plus qu’en tant que membre d’un couple a son importance. En fait, cela correspond ­typi­quement à un nouveau rituel de passage, dont notre société ­raffole en ce moment. Or un rituel n’a jamais fait de mal à personne. Et puis il est intéressant de pouvoir envisager son divorce dans la dignité.

Sauf qu’outre-Atlantique, ces soirées tournent bien souvent au règlement de comptes.

Mais je n’ai jamais vu un ­divorce ou une séparation exempt de rage ! Je peux comprendre que l’amertume sorte. Mieux vaut que la haine s’exprime, d’ailleurs. Quand on voit le nombre de dépressions et de suicides après une séparation, on ne peut être contre ce genre d’initiative, quand bien même la rancoeur s’en mêle. Et puis rien n’empêche d’inventer sa propre cérémonie sans passer par une agence spécialisée ou l’achat de gadgets. Ce qui compte, finalement, c’est le rassemblement d’amis.

On constate que les femmes sont plus nombreuses à fêter leur divorce que les hommes. Pour quelle raison ?

Sans doute parce que pendant très longtemps, ce sont surtout les femmes qui ont été stigmatisées. Être une femme seule relevait quasiment de l’infamie. En revanche, je crois que les hommes n’ont jamais vécu le divorce comme quelque chose de honteux.

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MessageSujet: Re: des divoces parties   Sam 6 Jan - 0:20

Une vie sans papa...
Une maman qui élève son enfant seule, pour une raison ou pour une autre, et voilà les questions qui commencent.
Un Papa, à quoi ça sert ?
On connaît la relation fusionnelle qui unit la maman à son bébé durant les premières semaines de sa vie... Le rôle du papa : installer une distance nécessaire entre la mère et son enfant. C'est au prix de cette "séparation" que le tout-petit va pouvoir se construire en tant qu'individu à part entière.

Attention, cela ne signifie pas qu'une maman seule avec son enfant ne pourra pas mettre cette distance en place. La séparation se fera naturellement au bout de quelques mois, une fois que l'adulte aura retrouver ses propres centres d'intérêt. Notamment à la fin du congé de maternité, lorsque la maman reprend son travail, elle doit alors confier son bébé à une tierce personne...

Mamans seules, pas question de culpabiliser ! Bien sûr, vous vous mettez à la place de votre enfant bébé et pensez qu'il souffre de l'absence de son papa. Mais pas d'inquiétude, les premiers mois, un enfant a besoin d'amour et de tendresse et vous le comblez parfaitement.

Il est important de penser un peu à vous car il est déjà difficile d'élever un enfant, mais, en plus, vous devez gérer le vide laissé par le départ de votre compagnon...

Dix-huit mois, l'âge des questions...
Pour un enfant de 18 mois, la norme, c'est l'univers quotidien dans lequel il vit. En entendant ses petits compagnons dire "papa", il va répéter ce qu'il entend. Avec d'autant plus d'insistance que sa maman, bouleversée, va très vite interpréter son "discours" comme la manifestation d'un manque.

Il ne s'agit pas forcément d'un questionnement, mais plutôt d'une perche qu'il vous tend. C'est l'occasion de lui parler de son papa ! Il ne comprendra peut-être pas tout ce que vous lui direz, mais l'important est que ce mot "papa" ne devienne pas tabou entre vous. Lui en parler dès son plus jeune âge, c'est éviter le malaise ou l'inquiétude autour des questions sur ses origines restées sans réponse.

En agissant ainsi vous l'autorisez, à l'avenir, à aborder le sujet sans gêne. Rien n'est plus préjudiciable pour lui que de faire "comme si" il n'avait pas de papa, "comme si" il n'en avait pas besoin. Au fil du temps, l'histoire que vous lui raconterez à propos du couple que vous avez formé avec son père donnera du sens à sa naissance.

"Bien sûr que tu as un papa !"
L'assurer que tous les enfants ont un père, c'est le rendre plus fort face à son absence. "Bien sûr que tu as un papa, comme tout le monde. Seulement, il ne vit pas avec nous". Ces quelques mots vont lui permettre de le faire exister dans son imaginaire. Surtout si vous alimentez sa curiosité en lui donnant des détails sur la personnalité de son père.

Même si vos sentiments sont teintés d'amertume, essayez de mettre en avant certains éléments positifs. Viendra un temps où il s'interrogera sur les raisons de son absence. Si le départ de son père se situe autour de sa naissance, il ne manquera pas de faire le lien.

A vous, sa mère, de lui faire comprendre avec des mots simples qu'un enfant n'est jamais responsable des décisions que prennent les adultes autour de lui. Si vous ne lui précisez pas, il risque de culpabiliser.

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